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10 février 2007

La campagne aussi, infectée par le mal des banlieues....

  Les petites villes et les zones rurales ne sont plus épargnées par la violence des mineurs.

Le Figaro 08/02/2007 

FEUX de poubelle, trafic de stupéfiants, racket ou « happy slapping » : jadis concentrée dans les grandes agglomérations, la délinquance des mineurs s'exporte dé­sormais dans les petites villes et jusque dans certaines zones ru­rales. Entre janvier et septembre 2006, 44 % des dégradations, 41 % des vols à la tire et 35 % des vols avec violence recensés dans les brigades de gendarmerie ont ainsi été perpétrés par des adolescents.   Chaque semaine ou presque, la chronique des faits divers révèle ainsi une porosité croissante entre délinquance des villes et délinquance des champs.

 

En octobre dernier, trois garçons de 15 ans et une jeune fille de 14 ans ont par exemple été interpellés à Nyons (Drôme, 7 000 habitants) après avoir mis le feu à 74 poubelles au cours des neuf mois précédents, causant un préjudice évalué à 26 000 euros. En décembre dernier, un élève de 15 ans a été arrêté à Gémenos (Bouches-du-Rhône, 5 000 habitants) après avoir violé une élève de 14 ans puis diffusé le film de l'agression, enregistré au moyen de son téléphone portable.    

 

 «Or, ces faits de délinquance, désormais observables sur l'ensemble du territoire, risquent de se propager encore si l'on en croit les démographes : ceux-ci prévoient l'a­r­rivée de huit millions de Français dans les zones périurbaines dans la période 1995-2015. » D'ores et déjà, les militaires estiment que 40 % des cambriolages et 63 % des incendies volontaires commis en Rhône- Alpes sont imputables à des mineurs. Or, le taux d'élucidation de ces actes est en baisse constante, les mineurs, « éduqués » par la télévision, multipliant désormais les précautions afin de ne pas laisser de trace sur les lieux de leur forfait.  

 

« Depuis quelques années, nos villages sont inexorablement rattrapés par les incivilités et les actes de petite délinquance, surtout lorsqu'ils se trouvent à un jet de pierre de la ville, relève, inquiet, le président de l'Association des maires ruraux de France, Gérard Pelletier.

 

Commentaires : Toutes les recettes des « éducateurs », des « animateurs »recrutés et payés à grand frais par l’argent public n’y feront rien : il faut surtout une politique de répression sans laxisme et de sanction systématique de tous les petits actes délictueux, sinon c’est l’ensemble du pays qui va s’embraser..