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27 avril 2007

Mégret réclame "un Epinay de la droite nationale"..

medium_B.M.2.jpgMégret réclame un "Epinay de la droite nationale"

 PARIS (AFP) - Bruno Mégret a imputé vendredi à Marine Le Pen la "déconvenue" de Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle et réclamé aussi un "congrès d'Epinay de la droite nationale" pour "reconstruire une grande force capable de l'emporter en 2012".

Marine Le Pen, directrice stratégique de la campagne de M. Le Pen, "s'est comportée quasiment comme une vice-candidate", qui "a orienté cette campagne dans une direction qui lui a été fatale", a déclaré lors d'une conférence de presse le président du Mouvement national républicain.

M. Mégret avait soutenu la candidature de Jean-Marie Le Pen mais lui et son parti, issu d'une scission du FN, avaient été tenus à l'écart de la campagne électorale de M. Le Pen, à la demande notamment de Marine Le Pen.
Tout en saluant la performance de M. Le Pen lui-même, M. Mégret a énuméré une série d'erreurs stratégiques, imputées à Marine Le Pen: "la banalisation du discours", "la gauchisation du positionnement", "l'absence de campagne de terrain", "le manque de contre-attaque face à Sarkozy".

"On a vu Marine Le Pen faire les yeux doux à Sarkozy à bien des reprises", a-t-il déclaré.

Or, "il aurait été indispensable de matraquer les positions de Sarkozy en faveur du droit de vote des étrangers, du financement public des mosquées (...) et il aurait fallu s'attaquer avec beaucoup plus de vigueur à son bilan de ministre de l'Intérieur", a-t-il déclaré.
L'ex-lieutenant de Jean-Marie Le Pen a également appelé à un "congrès d'Epinay de la droite nationale", pour "proposer une force nouvelle et crédible" aux Français qui seront déçus par le prochain président de la République.
M. Mégret a annoncé que, pour "faire un premier pas" vers l'union, le MNR ne présenterait pas de candidats dans 15 circonscriptions où se présentent des dirigeants du FN, ainsi que dans 5 circonscriptions convoitées par des dirigeants du MPF (villiéristes), et dans la circonscription du député de l'Essonne ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan.

Par ailleurs, alors que M. Le Pen doit donner mardi sa consigne de vote pour le second tour, M. Mégret a recommandé pour sa part que "pas une voix n'aille à la gauche", laissant ainsi le choix entre l'abstention ou le vote blanc, et le vote Sarkozy