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21 décembre 2007

Les "smicards" versent en fait 609 euros par mois à la Sécurité Sociale...!.

Le poids de la Sécu

 

La baisse du pouvoir d'achat ne tient pas seulement à la lourdeur de mécanismes juridiques et fiscaux qui découragent les entrepreneurs à produire davantage, ou à l'inflation de l'immobilier, des loyers et de l'essence. Le poids de la Sécurité sociale s'avère aussi insupportable, alors que la santé est supposée gratuite. Une étude de Georges Lane, professeur à l'université Paris-IX-Dauphine, publiée par Les Contribuables Associés et révélée par Valeurs actuelles, fait apparaître l'ampleur des prélèvements. En additionnant les cotisations du salarié et de son employeur, toutes deux prélevées sur la valeur du travail effectué, Lane constate, sans être dé­menti, qu'une personne qui gagne le smic (1 341,03 euros brut ; 1 053 euros net) verse en fait 609­ euros par mois à la Sécurité sociale ! Pour sa seule assurance-maladie, cette personne paie 32% de plus que ce qui lui est reversé : un racket, rendu illisible par la complexité des versements.

 

 Dernièrement, des députés UMP ont demandé la création d'une commission d'enquête sur les fraudes aux prestations et aux cotisations sociales (Assedic, CMU, RMI), dont le montant est estimé entre 20 et 40 milliards d'euros. Cette vigilance serait la moindre des choses. Tout comme il devient nécessaire de réformer l'Aide médicale d'État (AME), gouffre de 445 millions d'euros par an, également payé par la solidarité nationale. L'AME, qui permet un accès gratuit aux soins pour les clandestins, serait à l'origine d'abus dénoncés par les députés UMP Thierry Mariani et Claude Goasguen. Ils estiment que «la prestation moyenne par bénéficiaire s'élève à 2 500 euros par an contre 1 500 euros en moyenne pour un assuré au régime général». Le smicard, sur la paille, paye aussi pour ceux-là. Normal ?

Extrait du « bloc notes » d’Yvan Rioufol (Le Figaro du 21 décembre 2007)