« Islamisation : les européens commencent à avoir peur...... | Page d'accueil | Un crime à connotation christianophobe soigneusement occulté.... »

02 février 2008

Immigration : le double langage de la classe politique......

Immigration : A la veille des élections, Sarkozy nous refait le coup...

Par Olivier Carer

Altermedia

 

9a3efe5adfb386380b2ec00f9d02d080.jpgIl ne se passe pas de jours sans que ne vienne dans le débat la question de l’immigration. Et, de fait, la problématique démographique et celle des flux migratoires mondiaux constituent la question centrale au seuil du XXI ème siècle.

 

Pourtant, lorsque la classe politique s’empare de ce sujet crucial, c’est généralement pour balader les Français à des fins bassement électorales. On reconnait d’ailleurs la période électorale à deux signes : l’installation des panneaux électoraux dans les rues et les gesticulations gouvernementales sur la maîtrise de l’immigration.

 

Classe politique et immigration : merci ! On a déjà donné.

 

En se prononçant pour un « pacte européen sur l’immigration » à quelques semaines des élections, Nicolas Sarkozy nous refait la même démonstration de gonflette que durant la campagne présidentielle.

 

Son intervention a le mérite de faire apparaître que, depuis Maastricht, les gouvernements européens ont livré nos frontières nationales à une Europe passoire et plusieurs questions se posent :

 

Contre l’immigration, comment peut-on croire à l’efficacité ou même à la simple volonté d’action de l’Europe de Bruxelles, d’inspiration mondialiste et dont le projet consiste à reconnaître la libre circulation à 80 millions de Turcs non européens ?

 

Que contiendra le futur pacte européen sarkozyste? Nul doute que, par un biais ou un autre, ce texte reconnaîtra l’Europe comme espace à peupler par des migrations comme le Président de la République l’envisage déjà pour la France, avec la constitutionnalisation des quotas migratoires.

 

L’activisme d’un Sarkozy en faveur de l’immigration de travail ne s’est jamais démenti. Il apris une nouvelle vigueur avec l’approbation officielle des conclusions du rapport Attali sur le sujet. Dans la France de Sarkozy, le refrain sur la nécessaire relance de l’immigration est presque devenu un tube. Il reprenait lui-même en écho les conclusions du rapport du très technocratique « Centre d’analyse stratégique » sur les « besoins de mains d’œuvre et les flux migratoires » (2006) et les élucubrations énarchiques d’Alain Juppé avant sa dérouillée électorale.

 

Le remplacement de la population française

 

Chacun sait que cette immigration de main d’œuvre comme les centaines de milliers de régularisations « au cas par cas » généreront mécaniquement des millions de regroupements familiaux. C’est dire si la volonté de maîtriser l’immigration n’est pas ressentie par nos dirigeants comme une préoccupation vitale.

 

Dans son ouvrage de réflexion collective « l’Avenir du travail », publié en 2007, Jacques Attali, conseiller présidentiel écouté, craquait le coup : il n’hésitait pas à examiner comme une hypothèse de travail envisageable une proposition hallucinante : «Le troisième choix (ndrl pour sauver les retraites) conduirait à organiser la venue de deux millions d’étrangers par an entre 2020 et 2040, ce qui se traduirait, sur l’ensemble de la période considérée, du fait de l’élargissement des familles, par l’entrée sur notre sol de 93 millions d’immigrés ; la France compterait alors 187 millions d’habitants, dont 68% d’immigrés de première ou de deuxième générations » ( J. Attali- L’avenir du travail- P118).

 

De toute évidence, la connivence, plus seulement neuilléenne, de Sarkozy avec Attali ne plaide pas en faveur du futur pacte européen.

 

Le double langage de la classe politique comme ses actes unidirectionnels depuis trente ans témoignent d’une volonté clandestine mais obstinée de laisser s’opérer un remplacement progressif de la population française.

 

Certains quartiers ont vu s’opérer de fait une véritable épuration ethnique des populations autochtones. Le 9.3 avec la ville de Saint-Denis, haut lieu de la monarchie française, est en passe de devenir un Kosovo français.

Comment, dans ces conditions, pourrait-on avoir confiance dans ces annonces préélectorales qui surgissent non dans l’intérêt national mais dans le seul but de freiner la dégringolade des sondages de Nicolas 1er ?

 

Ecrire un commentaire