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22 février 2008
Il serait temps, en effet, de revoir le principe du "droit du sol"......
Christian Estrosi envisage de modifier l'application du droit du sol à Mayotte
LEMONDE.FR | 22.02.08 |
Restreindre les conditions d'accès à la nationalité française dans les collectivités d'outre-mer, confrontées à une immigration clandestine importante. L'idée avait déjà été avancée par François Baroin en septembre 2005, alors qu'il était ministre de l'outre-mer, provoquant une vague de protestations à gauche. A son tour, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Christian Estrosi, a relancé le débat, vendredi 22 février, sur France 2, en envisageant qu'un enfant né de parents en situation irrégulière sur l'île de Mayotte ne puisse plus demander la nationalité française
"Nous avons aujourd'hui à Mayotte 30 % de la population qui est en situation clandestine, irrégulière, et dans dix ans elle pourrait être majoritaire par rapport à la population franco-mahoraise [de Mayotte]", a-t-il souligné. Selon le secrétaire d'Etat, "il est important d'envoyer un signe fort". "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française", a-t-il affirmé."C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans", a précisé M. Estrosi. "Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il ajouté.
Dans l'entourage du secrétaire d'Etat, on affirme que ce projet serait lié aux prévisions d'immigration massive suite aux troubles aux Comores alors que le gouvernement fédéral des Comores a obtenu le soutien de l'Union africaine et de Paris pour une opération militaire contre les autorités "illégales" de l'île autonome d'Anjouan, à 70 km de Mayotte.
16 000 EXPULSIONS EN 2007
L'immigration clandestine est devenue un sujet de préoccupation majeur dans les collectivités ultramarines et particulièrement sur l'île de Mayotte où vivraient entre 45 000 et 60 000 clandestins, principalement issus des Comores, plus marginalement de Madagascar (Voir Le Monde daté du 15 août 2007). Mayotte comptait près de 186 500 habitants en 2007. Sa population s'est accrue d'un peu plus de 26 000 habitants en cinq ans (+ 3,1 % par an). Sur les 53 000 Comoriens recensés dans l'île en 2002, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estimait que 80 % d'entre eux étaient en situation irrégulière. Plus de 16 000 reconduites à la frontière ont été effectuées à Mayotte en 2006 (13 000 adultes, 3 000 mineurs), autant en 2007, un chiffre qui s'ajoute aux 24 000 expulsions annuelles annoncées par le ministère de l'immigration.
Commentaire : il serait temps !! et il faudrait appliquer cette mesure à la métropole et revenir au droit du sang, sinon nous allons être submergés..
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