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20 décembre 2008

Mayotte : non à la folie de la départementalisation !

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Communiqué de Convergences nationales
20/12/2008

 

Mayotte : non à la folie de la départementalisation !

 

Après l’annonce par Yves Jego,  secrétaire d’Etat à l’outre-mer, de l’organisation le 29 Mars prochain d’un référendum à Mayotte sur la départementalisation de l’île, Convergences nationales estime que le gouvernement, en prenant cette folle décision, va achever de déséquilibrer totalement cette collectivité territoriale et prend le risque de déclencher un processus incontrôlable conduisant à une catastrophe.

Avec une population à 95% musulmane et qui a déjà doublé en 15 ans, l’île doit en effet faire face à une immigration clandestine en provenance de l’archipel des Comores d’une ampleur faramineuse puisque l’on estime qu’un tiers au moins des 200 000 habitants sont des clandestins. L’attractivité d’un niveau de vie sept fois supérieur à celui des îles voisines, obtenu grâce à l’assistanat massif de la métropole qui maintient ce territoire sous perfusion (les exportations de Mayotte représentent 1,9% de ses importations), attire annuellement un flux de près de 16 000 clandestins !

Il est évident que cette situation empirerait encore si l’on mettait en place, dans le cadre du département, les pompes à immigration que constituent les dispositifs d’allocations familiales, du RMI, de l’AME et les prestations des ASSEDIC. Le phénomène risque d’être d’autant plus grave que les Mahorais d’origine ont tendance, de leur coté, à émigrer vers la France ou la Réunion alors que les clandestins sont toujours plus nombreux, au point d’envisager un jour, comme le fait le Sénateur Henri Torre dans un récent rapport « la  perspective d’une population majoritairement composée d’immigrés clandestins » !

Pour Convergences nationales, c’est donc une folie que de faire accéder Mayotte au statut de département. Un minimum de bon sens conduirait  à régler impérativement la question de l’immigration clandestine avant même d’envisager une évolution de son statut. De même, il est inadmissible que l’on accepte de faire coexister à Mayotte, avec les lois de la république, un «statut personnel dérogatoire au code civil et à la laïcité» réservé aux musulmans qui le souhaitent, les écoles coraniques avec les écoles primaires, et la justice des cadis avec celle des tribunaux ! C’est pourquoi Mayotte doit garder son statut actuel, au moins tant que ces  problèmes majeurs ne seront pas réglés.

 

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