Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Vice-Présidente exécutive du Front National

Le Quotidien de La Réunion a révélé la lettre à en-tête de l’Académie de France à Rome, où Frédéric Mitterrand, ès qualité de directeur de cette institution, nommé par Nicolas Sarkozy, effectue un témoignage de moralité pour deux criminels, condamnés depuis pour viol en réunion sous la menace d’une arme.
Frédéric Mitterrand a, une fois de plus, apporté à ce scandale des explications aussi incroyables que mensongères.
1/ Monsieur Mitterrand est un faux témoin
En effet, contrairement à ses dénégations, il ne témoigne pas dans ce courrier uniquement de la moralité de la famille des criminels, mais bien de la moralité des criminels eux-mêmes. Ainsi, sans jamais les avoir rencontrés depuis les faits, ni avoir eu aucun contact avec eux, il ose affirmer :
Ils (les présumés criminels) sont assurément très conscients de la gravité des faits qui leur sont reprochés et leur incarcération préventive de longue durée n’a pu que les renforcer dans leur volonté de ne plus risquer de commettre un quelconque délit et de renoncer aux mauvaises fréquentations qui leur ont porté de regrettables exemples.
Monsieur Mitterrand croit pouvoir témoigner des sentiments, des regrets, et de la prise de conscience de jeunes gens qu’il connaît à peine. Il ne peut donc en aucun cas témoigner de leur moralité. En droit français, Il s’agit donc d’un faux témoignage.
2/ Il n’adresse pas cette lettre au juge d’application des peines chargé de l’aménagement des peines après une condamnation, mais bien au président du tribunal de grande instance avant le procès, ce qui s’assimile à une tentative de pression morale sur magistrat.
3/ Confirmant son très faible niveau de moralité, déjà exprimé dans son livre La mauvaise vie, il évoque cette tournante sur une mineure avec arme, comme un « écart ». En ces termes : « J’ai pleinement conscience de la gravité de l’écart qui leur est imputé. »
4/ Enfin, engageant l’institution dont il a la charge, Monsieur Mitterrand, non seulement écrit au juge sur papier à en tête de l’Académie de France à Rome mais, de surcroît, écrit « en tant que directeur de l’Académie de France à Rome ».
Il transfère donc comme dans l’affaire Polanski sa faible morale privée sur la morale publique, et se sert des moyens de l’Etat, et de la fonction qui est la sienne, pour proposer à des proches des stages de formation au sein de l’Etablissement public qu’il dirige. Les jeunes français qui étudient, travaillent et respectent la loi seront heureux d’apprendre que les stages de formation si peu nombreux pour eux sont réservés aux amis criminels de Monsieur Mitterrand.
Cette affaire est à nouveau symptomatique de la corruption morale de la classe politique, du copinage, des passe-droits, véritable cancer de la vie politique française. Les élites politico-médiatiques ne manqueront pas de se coaliser, comme dans l’affaire Polanski, et l’affaire de La Mauvaise vie, pour défendre l’indéfendable, dans un réflexe de caste maintenant bien compris des français.
Plus que jamais, Marine Le Pen se félicite, d’avoir réclamé et maintenu sa demande de démission du ministre de la Culture, et demande solennellement à Nicolas Sarkozy : Jusqu’où Frédéric Mitterrand devra-t-il aller pour que les Français soient enfin débarrassés de sa présence au gouvernement ?